// Cet article a été mis à jour le 28/11 suite à l'attaque terroriste de l'hôtel Radisson Blu de Bamako //
Bamako, la capitale du Mali, n'est pas une ville en guerre, bien au contraire. C'est une ville où maliens et maliennes semblent vivre dans une relative quiétude. La zone dangereuse du pays débute à 200 kilomètres au nord de Bamako sur une superficie qui couvre la moitié du pays et la zone de front en elle-même (où les combats ont lieu) est à quelques 500 ou 800 kilomètres de la capitale.
Toutefois, deux risques prévalent lorsqu'on est un occidental à Bamako. D'abord, le risque d'un attentat qui viserait spécifiquement des occidentaux et les lieux qu'ils fréquentent comme celui survenu en mars dernier ou en novembre 2015 . Ensuite, le risque (théorique car pas encore survenu) d'enlèvement, l’enlèvement d'un occidental, et encore plus d'un français, étant fort en symbole dans le contexte de la guerre qui a lieu au Mali.
En conséquence, le ministère des Affaires étrangères situe Bamako dans la zone orange à la date du 28 novembre 2015 (déconseillée sauf raison impérative ou professionnelle) et non pas rouge (fortement déconseillée).
Comment adapter son séjour à une zone à risque ?
Lorsqu'avec mon ami Pascal nous avons envisagé de nous rendre à Bamako nous avons du nous poser la question de notre sécurité.
Les règles ci-dessous nous ont aidé et pourront aider le voyageur inquiet avant son départ. Ces règles sont le fruit de nos lectures et d'informations recoupées auprès de personnes bien informées. Les commentaires pourront permettre à ceux qui veulent enrichir cette liste d'ajouter leurs recommandations.
1) Avoir un chauffeur de confiance qui vous est recommandé. Ne pas prendre un taxi à l'aéroport au hasard. S'assurer de l'identité du chauffeur lorsque vous le rencontrez la première fois.
2) Ne pas annoncer son départ sur les réseaux sociaux. Ne pas se géolocaliser à l'hôtel ou sur son lieu de travail. Ne pas publier son itinéraire.
3) Souscrire à une assurance de rapatriement privée. Pour ma part j'ai souscrit à Chapka Assurances. Pour deux raisons. D'abord parce qu'elle inclut le Mali dans la liste des pays assurés (ce qui n'était pas le cas par exemple de Mondial Assistance). Et ensuite parce qu'elle prévoit que si un attentat survient dans un rayon de 50 kilomètres autour de mon lieu de séjour, je serai pris en charge pour un retour anticipé.
4) Se renseigner auprès d'interlocuteurs locaux de confiance sur les lieux qu'il est possible de fréquenter, les quartiers et hôtels qui sont sécurisés, ... Ne pas choisir l'hôtel où tous les étrangers descendent lors de leur passage (ce qui en fait une cible idéale) et ne pas non plus choisir un hôtel sans aucun étranger (trop isolé donc cible facile). Choisir un étage pour lequel il sera simple de sauter par la fenêtre si besoin sans pour autant choisir un étage facile d'accès depuis la rue.
5) Disposer d'un téléphone portable où être joint 24h/24 pendant votre séjour. S'en acheter un sur place si besoin.
4) Se renseigner auprès d'interlocuteurs locaux de confiance sur les lieux qu'il est possible de fréquenter, les quartiers et hôtels qui sont sécurisés, ... Ne pas choisir l'hôtel où tous les étrangers descendent lors de leur passage (ce qui en fait une cible idéale) et ne pas non plus choisir un hôtel sans aucun étranger (trop isolé donc cible facile). Choisir un étage pour lequel il sera simple de sauter par la fenêtre si besoin sans pour autant choisir un étage facile d'accès depuis la rue.
5) Disposer d'un téléphone portable où être joint 24h/24 pendant votre séjour. S'en acheter un sur place si besoin.
6) Laisser son itinéraire de vol et informations d'hébergement à une personne de confiance. L'informer également de l'hôtel où l'on se trouve, du numéro de la chambre, de l'étage et d'un numéro de téléphone portable où il peut vous joindre. S'assurer qu'en cas de besoin, la personne sait qui contacter pour lancer une alerte (ambassade, ministère des affaires étrangères).
7) S'inscrire à Ariane. Ce service permet à la France de localiser ses ressortissants dans le monde et de les tenir informés si des événements liés à leur sécurité surviennent dans leur pays de séjour. Cela permet également d'avoir une liste des ressortissants à évacuer le cas échéant.
8) Ne pas visiter les lieux fréquentés par les foules et par les touristes. Limiter ses déplacements - surtout à pied. Préférer avoir recours à son chauffeur pour se déplacer.
9) Réduire sa vulnérabilité en partant accompagné plutôt que seul.
